Je suis une céramiste parisienne.
Je travaille de concert avec l’extrudeuse qui, par pression, dirige l’aspect formel des éléments de la pièce que j’assemble les uns aux autres. Par le passage d’éponges gorgées d’eau je viens ajouter torsions et mouvements, au risque d’un effondrement. Lors du modelage, une grande place est laissée à l’instinct et au hasard. Ces notions sont ensuite oubliées lors du façonnage. C’est durant cette étape que je ponce la terre jusqu’à ce que la forme soit en apparence « parfaite », avant d’y propulser la couleur au pistolet.